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Pour un nouveau cadre légal régissant le fonctionnement du ministère de l’Agriculture

C’était pourtant sur toutes les lèvres depuis plusieurs années. Mais rien de concret n’a été vraiment effectué en vue d’une nouvelle loi organique régissant le fonctionnement du ministère de l’agriculture. Ce sera bientôt chose faite. Les autorités sont toutes d’avis que la loi régissant le fonctionnement de cette institution n’est plus adaptée à la réalité du moment. La dernière ébauche à ce niveau, selon le ministre de l’Agriculture, Carmel André Béliard, date de 1987. Depuis, de nombreux travaux ont été réalisés à cet effet. Les résultats sont dans les tiroirs. L’administration en place en place croit opportun d’entamer une réforme en profondeur afin de mieux servir le secteur qui constitue de loin, le plus grand pourvoyeur d’emplois du pays.

Lors de la réunion mensuelle tenue le 31 juillet dernier, la question a été amplement discutée avec la direction administrative, les directions départementales et les coordinations de projets. L’objectif est de rendre opérationnelles les différentes composantes du ministère. Cette nouvelle loi devrait, soutient-on, prendre en compte la clarification de la mission du ministère et la modernisation de l’institution.

Avec un tel cadre légal, le ministère est incapable d’entamer certains chantiers. C’est l’avis de plusieurs hauts cadres de Damien. À bien les entendre on conclurait que le problème est connu de tous. Pour le ministre, la situation est encore plus grave au niveau des ressources humaines. Le nombre de contractuels ne cesse d’augmenter. Ce qui porte le ministre à envisager d’opérer des réformes en profondeur. Les conditions de retraite, la nomination de nouveaux cadres, la gestion des contractuels, tout sera pris en compte dans le cadre de ces réformes annoncées par le titulaire de Damien.

Pour y arriver, Carmel André Béliard parle de la production d’un avant-projet de loi organique qui sera soumis à l’appréciation des parlementaires afin d’abroger les anciens textes concernant l’attribution et le fonctionnement du ministère. Ce dernier, explique-t-il se basera sur des travaux déjà entrepris dont le rapport produit par une équipe de consultants dirigée par Emmanuel Pousse, laquelle a proposé une restructuration du ministère afin d’être plus proche de la réalité actuelle et de réduire le nombre élevé de directions techniques, au niveau central dont certaines se composent rien qu’un directeur, d’une secrétaire et d’un chauffeur. Ce qui laisse entendre que sur le terrain, l’encadrement offert aux paysans est loin d’être suffisant.

Ainsi, des discussions sont déjà tenues au plus haut niveau de l’État. L’Office de management des ressources humaines (OMRH) devrait être partie prenante dans une telle démarche. Ce mécanisme, selon M. Béliard, participera au processus de réforme dans le domaine des ressources humaines et de la gestion du personnel.

Dans la loi en vigueur, la retraite n’est ni automatique ni contraignante. Cela engendre, dans une certaine mesure, une situation de gérontocratie dans le ministère. Il y a très peu de places pour les jeunes. Le blocage, dans ce cas, se trouve au niveau du poste de salaire. Pour l’instant, l’institution travaille, avec l’appui de la Banque interaméricaine de développement, sur un plan afin de contourner ce problème. La Bid, précise le ministre accepte de fournir un appui financier au processus du départ à la retraite des cadres et fonctionnaires du MARNDR. Cet appui, poursuit-il, permettra une transition en douceur entre le service actif et le départ à la retraite.