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Lancement officiel du barrage hydroélectrique de Marion

Lancement officiel du barrage hydroélectrique de Marion
C’est à Marion, dans la Commune de Terrier-Rouge que s’est tenue la cérémonie officielle de la fête de l’agriculture et du Travail de cette année. C’était l’occasion pour le chef de l’État de lancer officiellement les travaux de construction du barrage sur la rivière Marion du côté de Grand-Bassin. Cette activité se tenait en présence du Premier-ministre et de son cabinet ministériel, des membres du Corps législatif et grands commis de l’État, d’une partie du Corps diplomatique et des élus locaux.
La fête était grandiose. Ils étaient des centaines de riverains de toute tendance à participer à cette activité. Des bandes de rara, des curieux, des écoliers remplissaient le site qui accueillait la cérémonie. Le président de la république, Jovenel Moïse, encore une fois, a manifesté sa volonté de développer l’agriculture en mettant l’emphase sur la maitrise de l’eau qu’il qualifie comme facteur limitant du développement du secteur. Il en profite pour fustiger le comportement des agronomes qui s’enlisent à rédiger des projets sans pour autant s’impliquer dans le développement de l’Agriculture.
Le président n’a pas raté l’occasion de souligner à l’encre forte les activités entreprises pour supporter ce secteur. La mise à la disposition des agriculteurs des matériels agricoles modernes et la maitrise de l’eau sont parmi les réalisations mentionnées. Ce barrage fait partie des initiatives de l’équipe en place visant la maitrise de l’eau à la fois pour la production agricole et pour la production de l’électricité.

Le barrage est question, laisse croire Jovenel Moïse, est d’une importance capitale pour la zone. S’excusant auprès de ceux qui ont perdu leurs parcelles à cause de cette construction, le président a fait savoir que 40 000 ha de terre seront mis en valeur à partir de ce barrage. Le projet concerne également la construction d’n réservoir de 10 millions de mètres cubes d’eau et d’une station de pompage alimentée par le biais de l’énergie solaire. « On est obligé d’inonder 100 ha pour sauver 40 000 ha », a soutenu le chef de l’État. Il promet toutefois d’accompagner ces gens qui ont perdu leurs parcelles.

La fierté du président est qu’une partie du travail sera réalisée par des ingénieurs formés en Haïti. Les études géotechniques et géophysiques ont été réalisées par des Haïtiens. Cependant, faute d’expérience dans la construction de barrage, 15 techniciens cubains nous viennent, dit-il, en appui. Le vœu dévoilé du président est de former plus de techniciens pour assurer des infrastructures de grandes envergures. Il enjoint alors les autorités à développer des cursus adaptés suivant les besoins du pays. Il ordonne le ministre de l’Agriculture à travailler sans relâche pour que les agronomes puissent contribuer effectivement dans le processus d’augmenter le rendement agricole dans le pays.
« Il n’est pas concevable, en 2018, que le pays n’arrive pas à produire des semences améliorées au profit des agriculteurs ». Outre, rédiger des projets, le locataire du Palais national invite les « agronomes de Damien » à développer d’autres compétences. Aussi, se désole Jovenel Moïse, il n’est pas normal qu’il y ait autant de terres couvertes de bayahondes dans le département du Nord-Est. « Il y a 46 000 hectares dans ce département et que 90% d’entre eux sont occupés par des bayahondes », a-t-il déploré.
Dans une grande proportion, cette situation résulte d’une insuffisance de la disponibilité de l’eau dans cette partie du pays. Dans l’optique de pallier ce problème, il incombe au ministère de l’Agriculture d’entreprendre des travaux pareils au niveau des autres cours d’eau du Nord-Est. Le crédo est que rien n’est impossible. Le ministre de l’Agriculture, Jobert Angrand se dit conscient de cela. Des initiatives seront, dit-il, prises pour mieux maitriser les ressources hydrauliques du pays. Il promet de toucher tous les systèmes d’irrigation du pays afin d’augmenter les espaces emblavés. « Je mettrai tout en œuvre pour appuyer à la fois les filières agricoles et les filières animales », a promis le titulaire de Damien.