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La filière caprine

Haiti grand producteur de viande de chèvre dans la région

Haïti possède de loin, la population caprine la plus élevée de la région (plus de deux fois les populations caprines réunies de Cuba, République dominicaine et Jamaïque). La demande interne est importante et certains pays voisins sont demandeurs de viande de caprin. Des circuits informels d’exportation existent vers la République Dominicaine et sont très dynamiques. Actuellement, les producteurs n’ont pas vraiment de problèmes d’accès au marché.

Dans un contexte de pénurie d’aliments concentrés, l’élevage d’herbivores offre des avantages certains dans un pays comme Haïti, qui possède des ressources fourragères et des sous produits agricoles en abondance. Les races locales de ruminants sont rustiques mais prolifiques et ont prouvé être un instrument de capitalisation adapté à la situation des petits paysans.

Paradoxalement, l’élevage de petits ruminants, s’il est bien conduit, peut constituer une alternative aux cultures sarclées, car il est plus respectueux de l’environnement.

Elevage des caprins et environnement

Le programme encouragera l’élevage en espaces contrôlés ou confinés avec affouragement. Les actions seront orientées essentiellement vers la formation, la commercialisation et un soutien financier à la construction d’enclos et de chèvreries, la fourniture de chèvres et à la production fourragère. En région montagneuse, le programme financera la mise à disposition ciblée de terrains pour la production fourragère en système agro-écologique.

L’amélioration de la disponibilité fourragère sera importante. Cette composante appui à l’élevage prévoit la diffusion d’une série de techniques de production fourragère qui peuvent s’inscrire dans les pratiques culturales actuelles. Plusieurs de ces techniques entrent d’ailleurs déjà dans la pratique de certaines exploitations. Il faut les vulgariser tout en y apportant des améliorations. Exemples : Arbres fourragers dans les clôtures et délimitations de parcelles agricoles, arbustes fourragers dans les courbes de niveaux des structures de protection des sols, culture de légumineuses fourragères améliorées en lieu et place des jachères dans la rotation des cultures, culture de fourrages améliorés plus productifs (herbe à éléphant, canne à sucre dans les espaces réservés aux animaux, associations légumineuses / graminées pour augmenter la qualité des rations administrées aux animaux. Il ne s’agira pas de tenter d’instaurer des pâturages sur de grandes surfaces, que ne possède d’ailleurs pas la grande majorité des exploitations, mais d’augmenter, malgré tout, la masse fourragère présente, tout en améliorant la qualité des fourrages disponibles.

Contrôle de la reproduction.

La consanguinité est un problème reconnu dans l’élevage caprin, qui sera remédié par un programme étatique d’amélioration génétique visant tant l’amélioration de la génétique locale que l’introduction de boucs de race Boer, comme cela se fait déjà en Haïti et en République Dominicaine.

La position dominante de Haïti dans ce sous-secteur sera ainsi maintenue tout en contrôlant l’impact de la chèvre sur l’environnement.

Plan d’investissement.

Le programme encouragera l’élevage en espace contrôlé ou confiné avec affouragement. Résultat attendu : 2000 producteurs supplémentaires sur 3 ans.

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