Unipaj Twitter Youtube Sit la an kreyòl
Logo du MARNDR Sib
Unité de Protection Sanitaire
Promotion des Investissements
Appui institutionel
Ouragan Matthew
Filières de Production
Infrastructures rurales
Chantiers du MARNDR
Politique Agricole
secteur agricole
Accueil > Actualités > En souvenir de notre camarade de promotion François SEVERIN

En souvenir de notre camarade de promotion François SEVERIN

Par le docteur Max MILLIEN

……….La nouvelle de la mort de mon camarade de promotion et ami François Severin est tombée soudainement comme un couperet en cet après-midi du 08 décembre écoulé. Je participais à une rencontre du Ministère de l’Economie et des Finances/Banque Interaméricaine de Développement à l’Hôtel Marriott pour faire le point sur la situation économique globale du pays et l’évolution des projets financés par cette institution de financement quand son jeune frère Arnoux, le Directeur général du
Ministère de l’Agriculture, me susurra à l’oreille que mon camarade Ericq PIERRE venait de lui apprendre que son grand frère et mentor François n’allait pas bien. Je suis resté un peu abasourdi pensant déjà, avec une certaine appréhension, à l’issue fatale sans oser lui demander beaucoup plus d’informations. Mais quelques minutes après, il dissipa tout doute en moi en me disant qu’il n’allait pas participer au cocktail car le ministre Severin est décédé.
Je n’ai pas souvenance d’avoir prononcé un mot, même pour lui présenter des condoléances. J’étais un peu hébété pendant plusieurs secondes, stupéfait par la nouvelle, regardant Arnoux s’en aller en descendant d’un pas lourd les marches de l’escalier de l’hôtel. Je devinais la souffrance morale qui l’étreignait et qui embrasait tout son être car .il a toujours adoré son grand frère qui était à la fois pour lui son modèle d’agronome et son père spirituel.
……….A mon tour, une tristesse insidieuse s’était emparée de moi quoique mon esprit fût un peu préparé à cette issue depuis la dernière visite que je lui avais faite à la fin de septembre en compagnie de mon ami l’agronome Charles JOAZIL. Comme toujours, il était étendu au lit mais ses muscles fondaient à un rythme exagéré entre les deux visites que nous lui avions rendues. Sa force physique diminuait à vue d’œil. Mais il gardait encore son éternel sourire qui était l’expression de son stoïcisme.
……….Me revenaient du même coup à la mémoire les souvenirs d’adolescence car ma rencontre avec Severin remonte à plus de cinquante années. au Lycée Toussaint Louverture.

Souvenirs du Lycée Toussaint Louverture de Port-au-Prince
Nous avions tous les deux entrepris nos études secondaires.au Lycée Toussaint Louverture en octobre 1958 : lui en sixième III ou IV et moi en sixième II sans que nous nous fussions jamais retrouvés dans la même classe. Le lycée était alors dirigé par deux éminents éducateurs : M. André LAROCHE, directeur et M. Gérard VERNA, censeur. Entre autres joyaux du lycée, il me revient à la mémoire le nom de Maitre Saint Victor Jean-Baptiste qui enseignait l’histoire générale dans les classes de sixième alors qu’il était déjà auréolé d’un grand prestige en tant qu’auteur d’un livre important sur Jean-Jacques Dessalines : » Le fondateur devant l’histoire ». Cet homme de grande culture gonflait de bonheur les cœurs des élèves des classes de sixième du Lycée, particulièrement lorsqu’il nous contait l’histoire de la guerre de Troie. Sans doute, Severin éprouvait également un plaisir particulier à écouter ce grand maitre des temps passés dont les leçons aiguisaient l’intelligence des jeunes que nous étions et alimentaient les sujets de nos discussions..
En dépit du fait que nous n’étions pas dans la même classe, des relations d’amitié parvenaient à se tisser entre nous, à travers les rencontres sur la cour de l’établissement devant les étals des marchands de « fresco », ,des marchandes de « douces », de biscuits et de cassaves avec du beurre d’arachide, les célèbres « wayals ». A ce moment-là , François était un peu replié sur lui-même, discret, peu enclin à parler au premier venu. Il ne me semblait pas qu’il allait être d’aussi grande taille. Il était un peu grassouillet et court sur pied. J’avais l’impression que j’avais même quelques centimètres de plus que lui. Deux années après, j’ai dû vite déchanter car il grandissait rapidement et devenait un peu élancé. Et moi, je ne bougeais pas d’un pouce.
Les années passèrent au lycée sans encombre et chacun de son coté, suivait son bonhomme de chemin jusqu’à ce que nous nous retrouvions cette fois en novembre 1967 à la Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire.
Souvenirs de la Faculté d’Agronomie.
Les résultats du concours d’admission à la Faculté d’Agronomie et de Médecine vétérinaire (FAMV) furent proclamés en octobre ou novembre 1967. La FAMV était lors dirigée par le doyen Frédéric KEBREAU (Master KEB) et le vice-doyen Pierre Montas. Une réunion a été convoquée par les responsables pour fixer les modalités d’ouverture de la Faculté car la tradition de l’époque voulait que les étudiants se retrouvassent tous sur le campus de Damien en internat pour être selon l’expression consacrée, nourris, blanchis et logés Des difficultés de l’heure semblaient vouloir mettre en péril ce privilège. Il fallait donc en discuter avec le décanat pour explorer des pistes de solution à cet épineux problème puisque la majorité des candidats venaient de la province et certains d’entre eux avaient choisi cette carrière juste pour pouvoir bénéficier de ces facilités.
Les heureux élus du concours avaient profité de la circonstance qui, pour lier connaissance entre eux, qui, pour célébrer leurs retrouvailles après deux, trois ou même quatre années de séparation car le recrutement des étudiants à la FAMV se faisait tous les quatre ans jusqu’en l’année 1969. Un comité a été vite constitué pour plaider auprès du décanat la cause de l’internat qui jouait un rôle de premier plan dans les performances des étudiants et dans la construction de la convivialité qui était l’une des caractéristiques de l’esprit de la FAMV . L’action de Jean Max BEAUDUY, véritable boute-en-train, avait été déterminante pour un dénouement heureux de la situation.
J’eus donc l’opportunité de rencontrer une nouvelle fois dans le groupe de résidents mon petit camarade du Lycée Louverture qui ne tardait pas à m’appeler TI Millien tandis qu’on l’appelait Ti Severin pour le distinguer d’un autre étudiant, Jean Claude SEVERIN, lui aussi décédé, qui bénéficiait d’une plus forte corpulence et était beaucoup plus musclé que lui. Les relations devenaient au fil des mois et des ans assez cordiales d’autant plus que nous avions en commun la même passion pour le savoir scientifique. Aussi, nous était-il arrivé de faire souvent des échanges sur différents thèmes, habitude qui s’est prolongée pendant une bonne partie de notre carrière professionnelle malgré les différences de nos champs de spécialisation.
L’homme était curieux et était doté d’une mémoire et d’une rare intelligence pratique que j’enviais chez lui. Dès les premiers résultats des examens à la FAMV, il se signalait par ses performances académiques car il était toujours classé dans le peloton de tête. Il excellait particulièrement dans la biométrie, la taxonomie végétale et l’entomologie. Aussi, connaissait-il par cœur les noms latins d’un nombre indéfini de plantes et d’insectes. Il n’était donc pas obligé comme d’autres étudiants de mentir quand des jeunes filles des écoles secondaires de la capitale en visite à la FAMV leur demandaient les noms latins de presque toutes les plantes rencontrées sur leur passage durant les randonnées sur la ferme de Damien. Bien souvent, les rusés étudiants se payaient la tête de ces crédules visiteuses en leur donnant des noms latins d’insectes pour ceux des plantes.
Je n’étais pas non plus étonné quand, plus tard, il publiera son livre : Chèche grenn banbou » car il développait des relations étroites avec l’un de nos anciens professeurs à la FAMV, l’agronome Rosemond JEUDY, un homme fort simple mais d’une vaste érudition dans le domaine de la botanique. Ce dernier a été celui qui nous avait montré, pour la première fois, une graine de bambou en sa résidence à Damien.
La valeur intellectuelle de SEVERIN comme étudiant était réelle et reconnue par bon nombre de ses pairs .qui lui demandaient souvent de leur expliquer telle ou telle partie d’un cours chaque fois que ceux-ci en ressentaient le besoin. .Les études agronomiques terminées, il ne tardait pas à se faire remarquer par ses connaissances étendues dans divers domaines de l’agriculture et sa capacité de vulgarisation des techniques agricoles, ce qui l’avait amené à animer pendant de longues années des émissions sur l’agriculture dans des stations de radios de la capitale et à prononcer diverses conférences sur l’environnement.
Autour de son expérience professionnelle comme agronome
D’autres collègues sont mieux placés que moi pour présenter en détail sa riche expérience professionnelle. Je voudrais simplement attirer l’attention sur le fait qu’il avait couvert, au cours de sa carrière, différents domaines de l’agriculture (production végétale, élevage, technologie laitière et environnement) . Son premier champ de travail a été la production et la santé animale à l’Institut de Développement Agricole et Industriel (IDAI) où il avait travaillé d’abord au niveau de la Beurrerie du Sud, puis sur la ferme d’élevage des Cayes, particulièrement dans l’élevage porcin. Par la suite, il rejoignait le MARNDR pour prêter ses services au Projet de Développement Agricole Intégré (PDAI) qui s’intéressa à l’aménagement des bassins versants et à la promotion de la culture de la banane dans trois zones principales du pays dont celle de Marigot . Dans cette commune, le jeune Severin exerçait ses fonctions professionnelles avec beaucoup de talent.. Mais c’est en tant que chef d’Aménagement de bassins versants et de reforestation a la Direction des Ressources Naturelles du MARNDR qu’il allait donner sa pleine mesure en prenant des initiatives les unes plus louables que les autres (construction de citernes, mise en place de pépinières, distribution de plantules, etc.) qui étaient généralement fort appréciées par les paysans... En même temps, Il multipliait les interventions dans la presse, soutenait des associations de protection de l’environnement comme la Fédération des Amis de la Nature (FAN), prononçait des conférences un peu partout dans le pays. Ainsi, avait-il acquis, grâce à la force de son travail une compétence éprouvée dans le domaine de l’environnement.
Ce que l’ai moi-même apprécié en lui comme professionnel, c’est qu’il a été un pur produit de l’éducation haïtienne car il avait acquis sur place l’essentiel de sa formation, hormis quelques séminaires de courte durée en terre étrangère.. Pourtant, il n’avait jamais éprouvé aucun complexe sur le plan de la formation par rapport à ceux qui revenaient des grandes universités américaines ou européennes car ses recherches personnelles lui permettaient de leur tenir tête dans des discussions théoriques et tous reconnaissaient sa grande compétence professionnelle. Il illustrait de manière significative la vieille pensée morale que tous les anciens des Frères de l’Instruction Chrétienne n’avaient cessé de répéter, à savoir : « L’effort fait les forts ». D’ailleurs, ses différentes publications peuvent en témoigner. Citons : Plant ak Pye Bwa tè Dayiti (2002), Chèche Grenn Banbou (2005), Ti zwazo kote wa prale (2008). En outre, il avait collaboré en 1995 avec l’agronome Michel WILLIAM à la rédaction d’un opuscule « Rat se zenglendo ».
Un tel homme jouissant déjà d’une certaine notoriété et affilié à des mouvements politiques était donc déjà marque par le sceau du destin pour occuper une fonction politique. C’est ainsi qu’il était devenu ministre de l’Agriculture à cinq reprises jusqu’à ce qu’il fût victime d’une attaque cérébrale en l’année 2008, dont les séquelles finissent par avoir raison de lui.
Souvenirs sur ses différents passages comme ministre
Mon propos ne consiste pas à faire une revue des principaux faits et gestes du ministre Severin durant ses différentes prises de fonction et encore moins à juger des performances du secteur agricole qui semble être pris en otage depuis un certain temps par des forces externes au MARNDR, paralysant toute action de développement du secteur. Il s’agit tout simplement de faire une ou deux considérations d’ordre général et de mettre en exergue un simple fait qui a eu, à mon humble avis, des conséquences très positives sur la santé animale pendant qu’il occupait le poste de ministre...
L’impression générale, c’est qu’il exerçait une autorité réelle sur le secteur et qu’il agissait avec une certaine forme de justice dans la gestion des affaires du MARNDR. La seule note négative viendrait de la manière dont le gouvernement de l’époque (1991) avait réalisé la gestion des ressources humaines au ministère. Certains de ses camarades de promotion qui avaient été démis de leur fonction au MARNDR ruminent encore avec une certaine aigreur cet épisode douloureux qui semblait créer un fossé entre eux et lui. Mais, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il s’était bien rattrapé par la suite. au cours de ses passages successifs. D’ailleurs, au cours d’un toast que j’avais prononce à la demande du directeur général de l’époque Emmanuel GRAND PIERRE lors de son deuxième départ comme ministre, en présence de l’agronome Michel William, je n’avais pas manqué de lui signifier que son comportement présent l’honorait davantage que pendant sa première prise de fonction. Il esquissait un petit sourire et acquiesçait d’un signe de la tête. Je me suis dit que c’était de la grandeur que de savoir reconnaitre son erreur. .
J’ai beaucoup hésite à introduire ce paragraphe dans le texte, lequel pourrait être considéré par certains comme une tâche sur la vie de ce grand citoyen. Mais j’estime qu’au moment où il est parti pour l’au-delà, il est de mon devoir de partager ce petit fait avec les camarades de la promotion 1967/1971 qui avaient été pénalisés par cette fâcheuse mesure administrative de 1991 pour qu’aujourd’hui, de leur côté, ils fassent l’effort de mettre définitivement aux oubliettes cet incident, de se souvenir de préférence de ce bon camarade et de se joindre à moi pour souhaiter en chœur que la terre lui soit légère..
Le point fort à mentionner, c’était sa vision de développement de la coopération haïtiano-cubaine dans le domaine vétérinaire. Alors que le secteur de la santé publique bénéficiait en 1998/1999 de bourses en médecine de la part du gouvernement cubain, soit environ une centaine par an, j’ai été à son bureau en tant que responsable de la santé animale pour lui suggérer de solliciter du Ministère de la Santé Publique et de la Population , le transfert, après accord du gouvernement, d’une dizaine de bourses au MARNDR pour la formation de médecins vétérinaires. Je lui ai rappelé que le ministère ne pouvait pas continuer à fonctionner avec six ou sept médecins vétérinaires. Il me regardait et me disait de lui préparer immédiatement un document pour lancer son propre programme de coopération dans le domaine de la santé animale avec la République de Cuba. La suite, c’est que dans le cadre de la seconde mission de coopération mixte, le gouvernement cubain avait accepté de former pour le MARNDR 250 médecins vétérinaires haïtiens sur une période de dix ans. Dès l’année 2000, le programme de formation de médecins vétérinaires avait démarré avec le départ pour Cuba de 25 finissants haïtiens des classes secondaires. Malheureusement, faute d’un bon suivi du dossier, seulement 75 jeunes ont pu bénéficier de cette opportunité durant les années 2000, 2001 et 2002 à raison de 25 par année. Et, vers 2008/2009, 68 d’entre eux étaient retournés dans le pays comme médecins vétérinaires. Si le MARNDR compte maintenant dans son sein environ une cinquantaine de ces professionnels, c’est grâce à cette idée lumineuse qui avait jailli de son cerveau consistant à établir son propre axe de coopération pour le développement de la santé animale dans le pays.
Un mot sur son stoïcisme
Tous ceux et toutes celles qui ont eu l’opportunité de lui rendre visite à son domicile durant les huit années où il s’est retrouvé cloué au lit, avec perte de la parole et de l’usage de ses membres savent combien cet homme a fait montre d’un stoïcisme dans le sens grec du terme. Je ne sais combien de visites je lui ai faites, soit en compagnie de l’agronome Charles JOAZIL ou de l’agronome Jean Marie Binette durant sa longue période de maladie. L’homme était toujours reste égal à lui-même. Jamais une plainte, un gémissement, une crise de larmes. En tout cas pas en notre présence. A chaque visite, on avait toujours le cœur triste en arrivant craignant de le voir abattu et déprimé .Loin de là. Il restait imperturbable, étendu sur le dos et esquissait toujours un large sourire en nous voyant. Puis il étendait le doigt qui avait encore un peu de vitalité pour les salutations et le petit tableau en carton doté des lettres de l’alphabet qui lui servait de medium de communication. A partir de ce moment, la communication s’établissait et la joie s’installait dans la chambre.. Il ne cessait de formuler différentes questions sur la politique et l’agriculture. L’occasion nous était alors offerte de nous rendre compte que, malgré son handicap physique, sa capacité de mémorisation et de compréhension restait intacte. Souvent, il riait à gorge déployée au point d’avoir parfois des quintes de toux dont l’une d’entre elles me causait un peu d’inquiétude car elle durait trop longtemps. Jamais, il ne prononçait un mot, ni ne faisait un geste qui pourraient inspirer de la pitié. L’homme était toujours drapé dans le manteau de la dignité et faisait montre d’un mâle courage. A chaque visite, au moment de le quitter, il y avait deux questions qui revenaient comme une ritournelle. Il s’enquérait toujours des nouvelles des arbres qu’il avait plantés sur le campus de Damien et sur la ferme et voulaient avoir des informations sur les médecins vétérinaires qui avaient été formés à Cuba. Il donnait même l’impression que mes amis et moi étions plus tristes que lui au moment de la séparation, ce dont je doutais. Mais l’homme avait la force morale d’un stoïcien et ne voulait pas importuner autrui avec ses problèmes. Il nous regardait nous en aller et prenait une dernière fois le carton pour nous dire merci d’être venus...
Je crois qu’il était convenable de partager ces souvenirs avec tous ceux qui l’ont connu pour qu’ils puissent se faire une idée plus précise du courage et de la force morale de cet homme.
Je voudrais profiter de cet espace pour remercier publiquement mon camarade de promotion Ericq PIERRE qui, à travers la maladie de François Severin a montré ce que pouvait être une vraie amitié. Il a vraiment bien compris le mot du philosophe Sénèque selon lequel « rien ne réjouit autant l’âme qu’une douce et parfaite amitié ». Un tel comportement lui fait honneur.
Au nom de la promotion d’agronomes de 1967/1971 et en mon nom propre, j’adresse mes plus sincères condoléances à ses enfants, à son jeune frère, le Directeur général Arnoux SEVERIN, à sa belle famille, aux autres membres de la famille éplorée, à tous ceux et à toutes celles qui l’ont assisté dans ses derniers jours, à mon ami Jacques Edouard Alexis, ancien Premier Ministre avec qui il a collaboré pendant plusieurs années, enfin au personnel du ministère de l’Agriculture.
Que le Seigneur veuille bien lui ouvrir grand ses bras.
Va en paix, mon ami.