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Politique Agricole
secteur agricole

Intrants et outils agricoles

Problème à résoudre

L’application optimale des paquets technologiques prônés au sein des exploitations agricoles, pour une augmentation de la production agricole nationale, requiert différents préalables dont un approvisionnement régulier en intrants et équipements agricoles. En effet, l’approvisionnement en intrants de qualité, en quantités suffisantes, aux moments propices et à des prix abordables, est une condition essentielle pour que les producteurs puissent mettre en œuvre les techniques agricoles les plus à même d’accroître leur productivité et leurs revenus. Les intrants majeurs du secteur agricole auxquels les petits agriculteurs à faibles revenus devraient avoir accès sont les semences et du matériel végétal de qualité, les fertilisants, les produits phytosanitaires, l’outillage et les équipements agricoles.

Actions prioritaires :

Semences :

Afin de répondre à l’urgence impérative d’augmenter le niveau de production alimentaire en zone rurale, des appuis seront fournis aux producteurs pour permettre de couvrir au moins 30% des besoins théoriques en semences pour les trois prochaines campagnes agricoles.
Engrais
Maintenir sur le court terme une politique de subvention des engrais sachant que le tremblement de terre aura eu pour conséquence directe d’exiger une intensification rapide de la production agricole afin de répondre à un accroissement soudain de la demande alimentaire en zone rurale ;

Outillage et équipement

Améliorer de la capacité d’accès des petits agriculteurs à des outils et équipement de base à travers le développement d’un service d’appui à la production, la réparation et commercialisation d’outils agricoles via l’établissement d’un réseau national de forgerons communautaires.
Promouvoir et améliorer la traction animale attelée ;
faciliter du financement en vue de l’acquisition de ces équipements (tracteurs, motoculteurs), notamment aux associations qui pourraient s’ériger en entreprises de services
Favoriser, dans les grandes zones agricoles, l’établissement d’ateliers de mécanique agricole pour la fabrication et la réparation de petits matériels agricoles

L’agriculteur utilise généralement comme semences des graines tirées de sa production ou achetées au marché rural. Il doit en outre les payer cher en début de saison, du fait de la pénurie. Ces semences dont la qualité est souvent mauvaise causent des baisses de rendement. A quoi s’ajoute la dégénérescence du matériel génétique des variétés de cultures généralement utilisées sur lesquelles aucun travail d’amélioration génétique (sélection et/croisement) n’a été réalisé. Les planteurs disposent donc aujourd’hui d’un matériel génétique local de faible rendement.
L’emploi des engrais dans les systèmes de production actuels est encore très faible par rapport aux besoins potentiels, mais a significativement augmenté au cours des années 2008 et 2009 à la suite d’une politique de subvention initiée depuis l’année 1997 par le Gouvernement Haïtien. Ainsi, grâce en grande partie à cette politique de subvention, les rendements des cultures vivrières ont globalement augmenté entre 1997 et 2009 et selon le type d’espèce cultivée.

L’emploi de produits phytosanitaires par les agriculteurs Haïtiens peut être aussi considéré comme d’un niveau très faible en comparaison aux pays voisins de la région des îles Caraïbes. Toutefois, il a déjà été observé qu’un usage inapproprié de pesticides sur les cultures, et plus particulièrement sur les cultures maraîchères de montagne par des petits agriculteurs manquant d’encadrement technique, a un impact négatif sur l’environnement, et très probablement aussi sur la sécurité sanitaire des produits commercialisés.

L’outillage de base généralement utilisé par les petits agriculteurs consiste en une machette, une houe, une dérapine (pioche de taille moyenne), et une pelle. La préparation des sols se fait généralement à la main ou au travers de l’emploi de la traction animale, lorsque celle-ci est disponible. Le niveau de mécanisation reste très faible, sauf au niveau de certains grands périmètres irrigués.

Contraintes
1.2 L’approvisionnement en intrants agricoles fait face à de multiples contraintes :

Atouts
1.3 Les atouts à valoriser sont :

Analyse et vision stratégique du développement du sous secteur
1.4 L’un des axes stratégiques essentiels de la relance et de l’intensification de la production agricole est d’assurer que tous les agriculteurs puissent avoir accès à des intrants et des services agricoles de qualité à court et à long terme. Il s’agit ici de mettre à la portée de l’agriculteur, tant en termes de proximité physique qu’en matière de coûts, les intrants (semences, engrais, pesticides) et le petit outillage et l’équipement nécessaires à l’activité agricole. Ceci implique, outre un réseau de pistes rurales accessibles toute l’année, un réseau de distribution décentralisé, géré par des opérateurs privés, ou coopératifs, approvisionné par des grossistes et importateurs soumis aux règles d’une concurrence loyale et aux contrôles de qualité réglementaire exécutés par des organismes agréés. Pour ce faire, le plan de relance du secteur agricole proposé comportera des activités de réponse d’urgence, de réhabilitation et de renforcement des filières de production et de commercialisation des intrants agricoles tels que les semences, les engrais, les produits phytosanitaires, des outillages et équipements de base selon des spécifications techniques et des modalités de commercialisation garantissant la durabilité et la profitabilité des activités au niveau de l’ensemble des acteurs de chaque filière. Il est envisagé un désengagement de l’Etat de la commercialisation de ces intrants et d’appuyer les opérations du secteur privé.
Description des interventions retenues
1.5 A court terme, il est prévu de réaliser une évaluation approfondie et indépendante de la politique du Ministère en matière de semences et de tirer les leçons apprises des interventions antérieures. Dans l’intervalle, afin de répondre à l’urgence impérative d’augmenter le niveau de production alimentaire en zone rurale, des appuis seront fournis aux producteurs pour permettre de couvrir au moins 30% des besoins théoriques en semences pour les trois prochaines campagnes agricoles.
1.6 Pour augmenter, à moyen et long terme, de façon durable la productivité des terres et les revenus paysans, les mesures spécifiques (à titre indicatif) à prendre sont :
Semences :
La mise en place d’une filière de production et de commercialisation de semences de qualité contrôlée (« Quality Declared Seeds » - QDS) par :

Engrais

Bien que cette politique de subvention ait permis au secteur agricole d’accomplir des progrès considérables en termes de productivité, il conviendra d’en améliorer sa stratégie et sa mise en opération afin d’optimiser les effets et l’impact des investissements consentis par le Gouvernement, les donateurs et les agriculteurs, afin de promouvoir et développer un emploi raisonné des engrais. Il sera alors identifié et mis en œuvre une stratégie de sortie de la subvention pour permettre l’implication totale du secteur privé dans le marché des engrais. La stratégie à mettre en œuvre vise à une réduction progressive des subventions et le retrait du secteur public de la distribution, tout en s’assurant d’une augmentation et optimisation technique et économique de l’usage des engrais par les agriculteurs. Ainsi, le MARNDR, avec l’appui de la Banque Mondiale et de la Banque Interaméricaine de Développement, teste à partir de cette année dans plusieurs régions du pays une stratégie de sortie basée sur la promotion de paquets techniques à partir de l’octroi de subventions à la demande (et non pas à l’offre) ciblée sur des zones prioritaires et sur les types d’agriculteurs à prioriser. Cette approche présente le plus d’avantages en termes de ciblage des plus pauvres d’une part et en termes de moindre perturbation du marché privé non spéculatif d’autre part. Elle permettra en effet au secteur privé de se développer, en profitant même des éventuelles subventions, alors qu’il est aujourd’hui pénalisé par les modalités d’octroi de ces subventions.

Produits phytosanitaires

Outillage et équipement