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| Votre commentaire nous intéresse! Vous pouvez maintenant commenter les articles du site web. Connectez-vous si vous êtes déjà membre ou enregistrez-vous pour devenir membre et avoir accès à la section commentaire en fin de texte pour exprimer votre point de vue. | La pêche à redynamiser  Joanas Gué, ministre de l'Agriculture (MARNDR) Jugées marginales et délaissées jusqu'ici en Haïti, la pêche et l'aquaculture feront l'objet d'intenses discussions dans un atelier de travail prévu les 19 et 20 février 2009 entre différents partenaires du ministère de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), à Port-au-Prince. Les secteurs privé et public s'activent à définir un nouveau programme de développement pour ces deux sous-secteurs dans un contexte de crise alimentaire et de famine, à l'auditorium de la Faculté d'Agronomie et de Médecine vétérinaire (FAMV). « Trop souvent nous adressons la problématique de la culture des terres négligeant l'exploitation des autres composantes du secteur agricole notamment les sous-secteurs liés à la pêche et à l'aquaculture », affirme le ministre plaçant cette démarche sous le signe de l'engagement du gouvernement haïtien à organiser véritablement la relance agricole.
 Michel Chancy, secrétaire d'Etat à la Production animale (Photo: Archives) Misant sur les 1535 km de côtes d'Haïti, les responsables de l'agriculture ont réuni, sous la coordination du secrétaire d'Etat à la Production animale, Michel Chancy, un groupe de travail en vue de la préparation de ce programme national de développement pour le secteur. Ce groupe a réuni des acteurs du secteur privé, des fonctionnaires du MARNDR et des professeurs de la Faculté d'Agronomie et de Médecine Vétérinaire. Créer des sources de revenus durables, augmenter la disponibilité en poissons et fruits de mer pour le marché local et pour l'exportation en passant de 15 000 tonnes actuellement par an à 20 000 tonnes d'ici 2013, renforcer l'économie telle qu'elle est présentée dans le document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (DSNCRP), ouvrir ces sous-secteurs à l'investissement privé, provoquer et appuyer la croissance économique et valoriser les potentialités du secteur agricole, tels sont, entre autres, les prévisions de ce plan qui sera discuté au cours de cet atelier autour du thème « Vers un programme national pour le développement de la pêche et de l'aquaculture ». Le plan se propose d'améliorer la pêche artisanale, en construisant des Dispositifs de Concentration de Poissons (DCP). Il préconise aussi d'améliorer le mode de réfrigération et de séchage pour pouvoir garantir une meilleure gestion des poissons. Les propositions présentées dans le document sont en accord avec les orientations du document de Stratégie Nationale de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DSNCRP) et vont bénéficier prioritairement aux populations les plus pauvres, tout en favorisant une gestion responsable des ressources naturelles et de l'environnement. En effet, dans le DSNCRP, le secteur de l'agriculture et de la pêche est identifié comme le premier pilier pour la croissance. 52 000 familles et près de 20 000 commerçants vivent de la pêche, confrontés du coup aux importations représentant près de 75% de la consommation nationale de poisson.
Le plan prévoit en outre de soutenir l'organisation du secteur, en particulier des pêcheurs pour qu'ils puissent mieux participer au développement et bien gérer la ressource en poissons et fruits de mer. Un registre pour les embarcations, les pêcheurs et les marchands sera créé, ainsi qu'un système de suivi des activités de la pêche. Des comités communaux de suivi (CCS) seront créés, regroupant la Mairie, la Direction Départementale de l'Agriculture et les principaux acteurs de la pêche, ainsi qu'un Office de Pèche, regroupant le secteur public et privé, pour organiser les concertations nécessaires au niveau local et national. Ce dispositif organisationnel sera complet par le renforcement de la Direction de la Pêche et de l'Aquaculture du MARNDR, et de la réactualisation de la législation sur la pêche maritime.
Un volet couvrant la pêche continentale en Haïti prendra en compte la production de poissons dans les lacs, les étangs et les rivières.
La pêche continentale, pratiquée par des petits pêcheurs, a une forte importante sociale. L'aquaculture est réalisée par des entrepreneurs de taille variable : les plus petites font de l'aquaculture en complément à d'autres activités agricoles et nourrissent généralement leurs poissons avec des aliments locaux. Les plus grosses entreprises sont spécialisées et utilisent des aliments importés. Souffrant de la concurrence souvent déloyale des importations, ces produits ont un potentiel de développement important sur plusieurs types d'espaces. Le plan propose de pratiquer la riziculture combinée avec l'aquaculture sur les surfaces irriguées, d'empoissonner les retenues collinaires, de mieux exploiter les eaux intérieures, et enfin d'aménager des bassins ou structures appropriées dans les ravines et ainsi réduire l'érosion.
Dans le cadre de la pêche continentale, l'Etat organisera l'empoisonnement des sites. Le plan projette aussi de réhabiliter ou construire plusieurs fermes de productions d'alevins, en particulier à Damien et à Pandiassou. Pour l'aquaculture, il s'agira de développer des modèles d'entreprises adaptées aux petits producteurs, soit travaillant de façon autonome ou en groupements avec de l'alimentation locale, soit en travaillant pour une entreprise spécialisée qui fournira les intrants et achètera la production. L'accent sera mis sur des technologies adaptées aux pêcheurs et à leur environnement (énergies renouvelables, séchage, saumurage...).
Ce programme prévoit d'augmenter la production annuelle de la pêche continentale de 600 à 3000 TM et celle de l'aquaculture de 400 à 4000 TM d'ici 2013.
Source: lenouvelliste.com |||||||||||||||||||||||||
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