Haïti: L'irrigation, plus qu'une nécessité pour Haïti Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 0
FaibleMeilleur 
12-10-2009

ImageAgriculteurs, bailleurs et régulateurs sont réunis durant deux jours dans un forum autour du thème « Aménagement et valorisation des périmètres irrigués : éléments de politique et de stratégie pour une amélioration durable de la production agricole nationale ». Ils entendent indiquer les voies à suivre pour faire entrer définitivement l'irrigation dans l'agriculture haïtienne.    
    
« Actuellement, la superficie irrigable en Haïti est estimée à 150 000 hectares, mais seuls 90 000 seraient aménagés et 80 000 irrigués au moyen de 250 systèmes d'irrigation. Pourtant les possibilités d'extension s'élèveraient à 400 000 hectares moyennant l'utilisation de techniques modernes comme l'aspersion, le goutte-à-goutte et la construction de retenues collinaires », selon un document non encore officiel du ministère de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural.

ImagePour contrôler l'eau il faut construire des barrages, des puisards, des retenues collinaires, des citernes individuelles, familiales et collectives, des impluviums, des seuils dans les ravins... Chaque type d'infrastructure a sa place dans le système d'irrigation du pays. Les différentes techniques sont passées au crible par des spécialistes et agriculteurs durant de deux jours, 8 et 9 octobre 2009, à Montrouis, au cours d'un forum autour du thème « Aménagement et valorisation des périmètres irrigués : éléments de politique et de stratégie pour une amélioration durable de la production agricole nationale ».

« A l'horizon 2050, le monde aura à faire face à des défis majeurs, comme celui de nourrir 3,6 milliards de nouvelles bouches. Nous devons travailler à augmenter l'offre alimentaire dans le monde et particulièrement en Haïti », a prévu le ministre de l'Agriculture, Joanas Gué, conscient qu'avec une telle augmentation de la population, nous devons augmenter de 70% la disponibilité des aliments dans le monde. Voeu pieu sans actions de taille dans le débile système d'irrigation haïtien.

Joanas Gué qui s'exprimait à l'ouverture du forum à l'hôtel Le Xaragua espère que les recommandations qui sortiront des différents débats aideront à améliorer les interventions dans l'irrigation et assurer un certain niveau de sécurité alimentaire de façon durable dans le pays qui importe près de 58% des produits entrant dans son alimentation.

« La virulence des dernières intempéries responsables de la destruction quasi-totale des infrastructures productives du pays oblige le ministère de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) à se pencher ardemment sur la sécurisation des systèmes d'irrigation », a pour sa part souligné le secrétaire d'Etat à la Production végétale, Jean-Claude Délicé. Il a fait savoir que les projets d'irrigation sont conçus suivant une approche globale de telle sorte qu'ils prennent en compte les montagnes et les plaines d'Haïti.

Le secrétaire d'Etat à la production végétale indique de les actions idenfiés durant ces assises vont permettre de sécuriser les investissements consentis récemment au niveau des plaines irriguées considérées comme stratégiques dans la relance immédiate et sure de la production nationale agricole. Avec une composante environnementale dont l'emphase sera mise sur l'aménagement des bassins versants en vue de la maitrise de l'eau.

Les superficies irriguées ou susceptibles d'être irriguées représentent environ 50% des terres des plaines qui constituent des zones à fort potentiel agricole. Le reste se trouve dans les mornes avec des conditions de culture beaucoup plus délicates. Difficile de contourner la montagne puisqu'Haïti est un pays montagneux jusqu'à 75% de son territoire.

Les périmètres irrigués haïtiens sont principalement alimentés par des eaux de sources et de rivières (captage par dérivation) et seuls quelques rares systèmes ont été équipés d'installation de pompage. La récupération des eaux de pluies est peu développée. L'irrigation gravitaire reste la règle dans presque tous les systèmes qui ne dépassent pas 2 000 hectares (unitaire).

La gestion des systèmes irrigués sont principalement résumés dans la loi de septembre 1952 et le Code rural de 1962. Ces textes stipulent que l'eau est propriété de l'Etat et ont établi un contrôle et une responsabilité de ce dernier sur la gestion des systèmes ainsi que sur la construction d'infrastructures.

    
      Dieudonné JOACHIM
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
 
Source: lenouvelliste.com
||||||||||||||||||||||||| 


Add this page to your favorite Social Bookmarking websites
Reddit! Del.icio.us! Mixx! Free and Open Source Software News Google! Live! Facebook! StumbleUpon! Yahoo! Joomla Free PHP
Commentaires
Rechercher RSS
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent écrire un commentaire!

3.23 Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."

 
< Précédent   Suivant >